vendredi 15 janvier 2010

L'espoir d'un avenir radieux.

    La pire période de l’année se joue en ce moment. Aux examens que l’on prépare en catastrophe se greffent tout un tas de soucis, de la météo désastreuse aux ongles à couper, barbe à raser et poubelles à sortir. J’ai la flemme…
   Alors je trouve le moyen de contourner la contrariété; rabattre les doigts vers la paume pour faire disparaître la longueur de mes griffes, regrouper les poubelles dans un plus gros sac pour en avoir moins à trimbaler, commander des pizzas pour éviter la cuisine. Et je me fais pitié. 

  Question d‘indolence, j’ai envie d’arrêter le programme associatif entrepris avec Petit Ange Camerounais. Gosse, parents et association, tous dans la merde par ma faute! Il n’y a aucun moyen de contourner cette corvée (oui, c’en est devenue une au fil du temps), le mieux est de tout arrêter. J’ai besoin de me débarrasser de ce qui plombe mon quotidien…

    … Jeter cette bouteille d’Oasis dégueulasse au goût de bonbon et revenir à mon jus de clémentines.

mercredi 13 janvier 2010

Jolies Jambes noires de deuil.


                             Lhasa et Eric Rohmer se sont envolés...

Tentative de viol sur personne âgée en disgrâce.

  Mon réveillon de Noël, chiant de tout son long, attendait son élément perturbateur. Il eût lieu sous la forme d’un récit improbable, qui coupa le souffle à l’assemblée. Il m’est impossible de retranscrire ici l’exactitude de l’anecdote, je tâcherai d’en garder du moins la teneur, sinon l’essence:

Alors qu’elle faisait tranquillement son marché un matin d’octobre, la mère de mon oncle par alliance sentît une main se poser sur son épaule. Saisie par le velours d’une voix familière, elle s’empressa d’engager la conversation. Quelques civilités échangées et l’homme, qu’elle n’avait pas vu depuis quelques années, l’invita à boire un café chez lui.

   L’action se corsa soudainement lorsque arrivés à destination l’hôte fît patienter son invitée dans la cuisine. Elle prît ses aises et le temps de s’asseoir, lui se déshabilla et l’attendît dans son lit…!
 
...

   Ma réaction première fût de rire à gorge déployée, entouré de ceux qui contenaient leur rire et des autres qui faisaient signe de la fermer. Pour bien saisir la portée de cette histoire, il faut avoir à l’esprit que cette femme est très laide, mariée, que son rire pourrait rendre impuissant n’importe quel acteur de films porno. Je vous épargne le détail de sa description, je tiens à mon lectorat!

   Avec un peu de recul, mon hilarité fît place aux remords et à une empathie sans bornes. Les explications aidant, j’appris que cette pauvre femme s’est faite enfermée à clef et qu’elle eut très peur. Le vieil agresseur doublé d’un désir indomptable l’avait prise au piège.

   La vie sexuelle des moches ne vaut à mon avis pas d’être vécue…

samedi 9 janvier 2010

Mieux vaut avoir l'herpès que l'air con !

   Comment refuser un rail de coke sans avoir l’air con? Dix jours en arrière, assis au fond d’un fauteuil en forme de main chez La Politique et son cocu, je n’ai pas su le faire convenablement. 

    Le derrière délicatement massé et coincé au milieu de la paume géante, je me cramponnais aux doigts de tissu pour ne pas m’écrouler, quand soudainement l’amoureux de l’infidèle m’adressa la parole. Du bout de ses vrais doigts, il me tendait un boitier de CD.
   Que voulait-il? L’envie de créer un lien, de se débarrasser de ce qui l’encombre, de me faire découvrir de nouveaux artistes? Rien de tout ça, le motif se trouvait ailleurs. Pas plus loin que sur le dessus de ce même boitier, un petit tas de poudre blanche attendait d’être sniffé. Le temps de le comprendre, l’afflux sanguin vers mon visage se fît tel que j’avais l’impression que c’était lui qui battait et non mon cœur. 

   J’avoue bien volontiers que c’était la première fois qu’on se saupoudrait les narines devant moi… Mais ce qui m’a le plus marqué est la réaction que j’ai eu à ce moment là. Non seulement d’avoir rougi tellement fort que même du viagra n’aurait pas pu me provoquer une érection, j’étais persuadé qu’il avait l’intention de me donner gracieusement des CD!
J’ai prié pour que la main se referme sur moi (et m’enterre très très profond), patienté jusqu’à retrouver mon teint naturel et bu mon jus multivitaminé. 
 
   A partir de maintenant, j’arrêterai de croire aux cadeaux venant d’inconnus… 

vendredi 8 janvier 2010

jeudi 7 janvier 2010

La nature de l'imprévu.

   19h15 ce soir, un message. « T’as vu que les examens sont annulés demain? », une légère déception suivie d’une excitation intenable. C’est la météo qui nous joue le scénario de la neige impromptue! J’ai rapidement averti La Politique, lâché mes cours pour la soirée et décidé de la passer à regarder Oz et Twin Peaks. 

   Au téléphone, La Politique s’est faite écolo en lançant d’un air distrait que ces changements climatiques foutaient la trouille, avant d’aller chez Mcdo se remplir le ventre. Sa remarque m’a rappelé à quel point l’écologie était la religion de demain, que tout un chacun y adhérait sans trop de mal, pensant se donner bonne conscience sans agir pour autant. Je me rappelle pas bien de ma réponse, mais la conversation s’est finie sur l’idée que la nature vengeresse aura eu la bonne idée d’envoyer ses flocons glacés ce jour d’examens. 

   Tout est annulé côté universitaire, reporté au 19 janvier pour ce qui me concerne, je suis désormais à l’aise question délais. Plus de dix jours pour revoir deux matières bien dégrossies, de longues heures de sommeil réparateur et de détente à venir, la ville immaculée de blanc à mon réveil demain matin… 

   Avant que nos pas ternissent la pureté du paysage, que cette neige se fasse boueuse, sale. 

mardi 29 décembre 2009

Pinceaux mélangés.

  « Il se ressemblent, qu’est-ce que tu veux que j’y fasse? Je suis physionomiste! ». Difficile de contredire quelqu’un qui se convainc d’avoir raison sur une question aussi subjective…

   Pour ma mère, Jude Law ressemblerait à Fourrure (ou le contraire, c’est mieux). Elle a eu ce déclic avec la diffusion de la campagne de pub du parfum Dior Homme Intense. Connaissant ses goûts, cette comparaison n’avait même pas pour but de le flatter, ni d’approuver mon choix, juste d’exprimer une impression. 

   Ce n’est pas très réaliste à mon avis, mais j’appréhende mieux pourquoi mes tantes veulent à tout prix rencontrer celui qui partage ma vie. Mouillez les filles, vous ne l’aurez pas!

dimanche 27 décembre 2009

Jolies Jambes & l'esprit Motown


           "Could it be that your love was meant for me, maybe so, maybe no..."

Cadeaux ou flacons empoisonnés ?


   En cette période de fêtes, la publicité se fait écrasante. Un des produits qui revient très facilement sous le sapin est le parfum. La publicité y est pour beaucoup, la garce. Elle parvient à nous vendre un des objets les plus personnels qui soient, puis nous laisse en plan quand il s’agit de l’offrir.

   L’aventure qu’est la découverte de ses cadeaux ne devrait jamais se coupler d’une déception mal dissimulée. Et pourtant, c’est souvent le cas! Ici je ne parle pas d’expérience (personne ne m’a jamais offert de parfum, et je ne m’en porte que mieux), mais plutôt de celle des autres. Et je dois avouer que ça me fait de la peine d’apprendre qu’on puisse placer dans un cadeau inopportun l’espoir de faire plaisir. Si j’étais empereur en ce monde, je ferais en sorte que personne n’offre quoi que ce soit sans être certain de tomber juste.

   Essayer de s’adapter au parfum de vieille qu’on vient de recevoir sous prétexte qu’il s’agit d’un cadeau est absurde, pourquoi ne pas simplement refuser ce cadeau qui pue la mort? Et voilà tout le problème, c’est plus difficile encore…

(Cet article fonctionne également avec n’importe quel autre cadeau. Fourrure a reçu des pantalons qui n’entrent pas du tout dans ses goûts, le pauvre… et je pense qu'il n'est pas le seul!)

jeudi 24 décembre 2009

A qui la faute ?

  Saviez vous que les hommes étaient six fois plus touchés par la foudre que les femmes? Moi je le sais depuis environ quatre ans, sans en connaître la raison. En apprenant ça, j’ai bien souri; Sauf que j’oubliais une chose, c’était une manifestation de plus que nos sociétés se féminisent de façon outrancière! Et l’image de la femme en pâtit sérieusement. Je m’explique. 

   L’époque où l’androgynie était de mise est passée, aujourd’hui les femmes ne doivent plus prouver qu’elles sont aussi des mecs, mais plutôt montrer qu’elles sont des femmes. Jusque là, tout va bien. Là où le féminisme a perdu de sa force, c’est que certaines femmes pensent bon d’assumer leur féminité par le biais d’un attirail qui relève de la séduction. A trop confondre féminité et séduction, elles se perdent dans une caricature de la femme-objet (souvent vulgaire) en contradiction revendiquée avec le modèle masculin, censément viril. Elles se cachent derrière une assurance factice, faite de modes et d’apparences. 
   A côté de ça, l’image de l’homme s’est adaptée à la donne, il a fallu effacer les poils et remodeler la silhouette. Ce sont désormais eux les objets de fantasme, face à la toute puissance de la féminité séductrice/prédatrice qui pose ses exigences. A voir tous ces blogs de filles (Sexactu et autres) et autres apologies de la superficialité (Sex and the city en première ligne), je comprends mieux pourquoi Zizi Plat a peur d‘être hétéro! Elles sont pour la plupart inabordables… 

   Est-ce qu’on va vers une inversion des rôles? J’aime bien cette idée, à condition qu’on réhabilite une image réaliste de la femme, loin de ces clichés machistes et dévalorisants que nous vantent les faiseurs de mode.